Le théâtre funéraire iranien vaut le coup d’œil, non pas parce qu’il est surprenant, mais parce qu’il dit quelque chose.
Ils enveloppent le cercueil de Khamenei avec les mêmes bannières rouges utilisées pour Hussein — le récit du martyr chiite datant de 680 après J.-C. Nouveau slogan : « Ya Latharat al-Khamenei » (Ô vengeurs de Khamenei). Ce n’est pas subtil. Ils greffent une frappe aérienne moderne sur un récit de vengeance vieux de 1300 ans qui continue pourtant de toucher des millions.
La foule agite des drapeaux du Hezbollah, scande « Mort à l’Amérique », brandit des pancartes « #KillTrump ». Un orateur funèbre a même dit clairement qu’ils étaient venus pour se venger, pas pour pleurer. Le trajet passant par Qom, Najaf, Karbala — tous les lieux les plus sacrés du chiisme — relève d’une fabrication délibérée de mythe.
Même le nouveau guide suprême, Mojtaba, n’est pas apparu. Il serait blessé et se cacherait face aux menaces israéliennes. Cette absence dit aussi quelque chose.
Ce n’est pas un chagrin au hasard. C’est un signal orchestré par l’État. Ils construisent une structure de justification pour tout ce qui viendra ensuite. Qu’ils passent réellement à l’acte est une autre question : l’Iran menace de riposter depuis des décennies et ne donne souvent pas suite à l’ampleur qu’il promet.
Mais la mise en scène est là. Les marchés devraient au moins intégrer le fait que la rhétorique s’intensifie et que la symbolique est transformée en arme. Cela ne veut pas dire que la guerre est imminente. Mais cela signifie que les tensions ne se refroidissent pas.
Ils enveloppent le cercueil de Khamenei avec les mêmes bannières rouges utilisées pour Hussein — le récit du martyr chiite datant de 680 après J.-C. Nouveau slogan : « Ya Latharat al-Khamenei » (Ô vengeurs de Khamenei). Ce n’est pas subtil. Ils greffent une frappe aérienne moderne sur un récit de vengeance vieux de 1300 ans qui continue pourtant de toucher des millions.
La foule agite des drapeaux du Hezbollah, scande « Mort à l’Amérique », brandit des pancartes « #KillTrump ». Un orateur funèbre a même dit clairement qu’ils étaient venus pour se venger, pas pour pleurer. Le trajet passant par Qom, Najaf, Karbala — tous les lieux les plus sacrés du chiisme — relève d’une fabrication délibérée de mythe.
Même le nouveau guide suprême, Mojtaba, n’est pas apparu. Il serait blessé et se cacherait face aux menaces israéliennes. Cette absence dit aussi quelque chose.
Ce n’est pas un chagrin au hasard. C’est un signal orchestré par l’État. Ils construisent une structure de justification pour tout ce qui viendra ensuite. Qu’ils passent réellement à l’acte est une autre question : l’Iran menace de riposter depuis des décennies et ne donne souvent pas suite à l’ampleur qu’il promet.
Mais la mise en scène est là. Les marchés devraient au moins intégrer le fait que la rhétorique s’intensifie et que la symbolique est transformée en arme. Cela ne veut pas dire que la guerre est imminente. Mais cela signifie que les tensions ne se refroidissent pas.