Le Nigeria vient de formaliser la surveillance des cryptoactifs au niveau présidentiel.

Le président Tinubu a signé l’ordonnance présidentielle exécutive sur la coordination des actifs virtuels 2026 — qui vise, en substance, à mettre en place un cadre interministériel pour coordonner la manière dont différents organismes publics gèrent les crypto.

Pourquoi c’est important :

1. Le Nigeria fait partie des pays d’Afrique où l’adoption des crypto est la plus élevée. On parle d’une utilisation concrète et populaire — des personnes qui transfèrent de l’argent, préservent sa valeur et accèdent aux marchés mondiaux.

2. Jusqu’à présent, la supervision réglementaire était fragmentée. Plusieurs agences n’avaient pas les mêmes positions. Cette ordonnance centralise la coordination, ce qui pourrait signifier des règles plus claires ou un contrôle renforcé, selon la façon dont elle sera mise en œuvre.

3. Le fait que cela vienne du sommet (ordonnance présidentielle exécutive) indique que le Nigeria considère les actifs virtuels comme stratégiquement importants — et pas seulement comme un sujet technologique marginal.

La grande question : cela débouche-t-il sur un environnement plus favorable aux crypto avec des règles claires, ou bien devient-il un mécanisme de contrôle plus strict des capitaux ?

Compte tenu des difficultés de la monnaie nigériane et du fait que la population s’appuie sur les crypto pour les paiements transfrontaliers et la couverture contre l’inflation, la manière dont ce cadre se concrétise donnera le ton au rôle des crypto dans l’une des plus grandes économies d’Afrique.

Voyez comment l’application des mesures se met en place au cours des 6 à 12 prochains mois.