On dit que Durov est un joueur de jeux vidéo aguerri : il aurait déclaré avoir joué à tous les classiques de stratégie des années 1990, dont WarCraft 2, Command & Conquer, Age of Empires, Civilization, Heroes of Might and Magic, StarCraft, SimCity, X-COM, etc., et même avoir remporté des prix lors de compétitions locales de StarCraft.
Quand la fondation TON a propulsé, grâce à d’énormes volumes de trafic, cette série de tokens de jeux “point point point” sur Telegram en 2024 — #Notcoin #Dogs #Hmstr #Cati — pour les faire ensuite coter sur Binance, on ne sait pas si Durov a lui-même essayé de tester ces jeux, et ce qu’il en a pensé.
Le 24 août 2024, Durov a été détenu par la police française et soumis à une interdiction de quitter le territoire ; de mai à septembre 2024, #Notcoin #Dogs #Hmstr #Cati ont été cotés sur Binance les uns après les autres.
Le calendrier de l’explosion des jeux Telegram/Ton est vraiment très particulier.
Je suppose que, à ce moment-là, Durov était occupé à trouver des avocats pour obtenir sa libération sous caution, à sortir d’abord du commissariat, à se faire lever son interdiction de quitter la France : il n’avait probablement pas le temps de comprendre quelles affaires la fondation TON a réalisées avec Telegram et son énorme trafic.
Il faut bien le dire : la fondation TON est unique en son genre comme incubateur Web3. Les compétences sont pures, la coordination est fluide, l’efficacité est extrêmement élevée. Tout un ensemble de “sélection des équipes et des produits de jeux + injection massive de trafic + assistance pour lancer et coter les tokens sur Binance” : un processus digne du paradis. À n’importe quelle autre chaîne, ce serait du niveau professionnel.
Faire entrer à toute vitesse le trafic Web2 dans une monétisation Web3 : en 2024, la fondation TON, c’est carrément l’ange du Web3, “à inscrire à côté des ancêtres vénérés” !
Mais les joueurs redirigés vers ces jeux sur Telegram seront ceux qui finiront par payer leurs pertes : leurs comptes déficitaires seront imputés à Durov. Durov n’est pas mort : il a été détenu. Une fois qu’il aura fini ses démarches de caution et que son départ de France aura été autorisé, il faudra encore voir le résultat. La fondation TON devra toujours rendre compte aux grands patrons, en expliquant “combien de trafic elle a apporté à l’écosystème Telegram” comme indicateur de performance.
Sans volume de transactions ni revenus liés au gas, une chaîne Ton n’est pas différente des autres : c’est une chaîne “fantôme”, une chaîne “sans intérêt”. Or les 1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels de Telegram, c’est du bœuf bien gras — la source de chair et de revenus — et ce n’est certainement pas une activité que Durov compte abandonner.
Il faut aussi dire que c’est le moment idéal pour que les grands pontes de la fondation TON fassent fortune : le patron a fourni de gigantesques ressources et a offert une précieuse occasion de tester l’émission de chaîne publique ; ensuite, il y a eu en plus une superbe opportunité — celle où le patron s’est retrouvé lui-même détenu. Tout ce qui pouvait se vendre s’est vendu, tout ce qui pouvait se monétiser s’est monétisé ; être “audité” ou “ouvert” n’a finalement pas trop d’importance.
Quand la fondation TON a propulsé, grâce à d’énormes volumes de trafic, cette série de tokens de jeux “point point point” sur Telegram en 2024 — #Notcoin #Dogs #Hmstr #Cati — pour les faire ensuite coter sur Binance, on ne sait pas si Durov a lui-même essayé de tester ces jeux, et ce qu’il en a pensé.
Le 24 août 2024, Durov a été détenu par la police française et soumis à une interdiction de quitter le territoire ; de mai à septembre 2024, #Notcoin #Dogs #Hmstr #Cati ont été cotés sur Binance les uns après les autres.
Le calendrier de l’explosion des jeux Telegram/Ton est vraiment très particulier.
Je suppose que, à ce moment-là, Durov était occupé à trouver des avocats pour obtenir sa libération sous caution, à sortir d’abord du commissariat, à se faire lever son interdiction de quitter la France : il n’avait probablement pas le temps de comprendre quelles affaires la fondation TON a réalisées avec Telegram et son énorme trafic.
Il faut bien le dire : la fondation TON est unique en son genre comme incubateur Web3. Les compétences sont pures, la coordination est fluide, l’efficacité est extrêmement élevée. Tout un ensemble de “sélection des équipes et des produits de jeux + injection massive de trafic + assistance pour lancer et coter les tokens sur Binance” : un processus digne du paradis. À n’importe quelle autre chaîne, ce serait du niveau professionnel.
Faire entrer à toute vitesse le trafic Web2 dans une monétisation Web3 : en 2024, la fondation TON, c’est carrément l’ange du Web3, “à inscrire à côté des ancêtres vénérés” !
Mais les joueurs redirigés vers ces jeux sur Telegram seront ceux qui finiront par payer leurs pertes : leurs comptes déficitaires seront imputés à Durov. Durov n’est pas mort : il a été détenu. Une fois qu’il aura fini ses démarches de caution et que son départ de France aura été autorisé, il faudra encore voir le résultat. La fondation TON devra toujours rendre compte aux grands patrons, en expliquant “combien de trafic elle a apporté à l’écosystème Telegram” comme indicateur de performance.
Sans volume de transactions ni revenus liés au gas, une chaîne Ton n’est pas différente des autres : c’est une chaîne “fantôme”, une chaîne “sans intérêt”. Or les 1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels de Telegram, c’est du bœuf bien gras — la source de chair et de revenus — et ce n’est certainement pas une activité que Durov compte abandonner.
Il faut aussi dire que c’est le moment idéal pour que les grands pontes de la fondation TON fassent fortune : le patron a fourni de gigantesques ressources et a offert une précieuse occasion de tester l’émission de chaîne publique ; ensuite, il y a eu en plus une superbe opportunité — celle où le patron s’est retrouvé lui-même détenu. Tout ce qui pouvait se vendre s’est vendu, tout ce qui pouvait se monétiser s’est monétisé ; être “audité” ou “ouvert” n’a finalement pas trop d’importance.